Département de Physique

Le Département de Physique de l'École polytechnique est un Département d'Enseignement-Recherche (DER), qui assure de nombreuses missions d'enseignement à la fois dans le cursus polytechnicien et dans les programmes de masters, et qui rassemble dix laboratoires, couvrant un large spectre de recherches aux frontières de la physique et de ses interfaces. Le Département est fortement impliqué dans les développements actuels du Plateau de Saclay, dont on retrouve les objectifs dans les cinq « Pôles Thématiques » du Département.

Actualités et évènements

L’Académie des sciences récompense plusieurs chercheuses et chercheurs du Département de Physique

Pauline Simon - Prix Madeleine Lecoq

Maîtresse de conférences à Sorbonne Université et membre du LPP, Pauline Simon étudie la turbulence dans les plasmas de l’héliosphère, c’est-à-dire dans l’environnement spatial dominé par le vent solaire. Elle a notamment proposé une description du taux de chauffage turbulent de ces plasmas, peu collisionels et magnétisés, prenant en compte l’anisotropie de pression. Ses recherches combinent approches théoriques et analyses de données issues de simulations numériques et d’observations satellites.

"Ce prix, que j'ai l'honneur de recevoir, vient consacrer des travaux de début de carrière. J'ai, aujourd'hui, la joie de les poursuivre en tant que maîtresse de conférence au Laboratoire de Physique des Plasmas et à Sorbonne Université."

 

Daniel Suchet - Prix Ivan Peychès

Maître de conférences à l’École polytechnique, chercheur à l'IPVF, et directeur adjoint du centre Energy4Climate (E4C), Daniel Suchet s'intéresse aux concepts à haut rendement pour la conversion de l'énergie solaire, notamment les cellules solaires à porteurs chauds. Il vise en particulier des stratégies de conversion robustes, capables de maintenir leurs performances dans des conditions non idéales. À l'interface entre thermodynamique et physique des semi-conducteurs, il étudie les dispositifs par photoluminescence, en analysant la lumière émise par ces objets sous illumination.

"Mes recherches sur le photovoltaïque sont au croisement entre différentes disciplines, mais aussi entre questions fondamentale et applications pratiques, entre science de laboratoire et enjeux de société. Je suis particulièrement honoré de recevoir le prix Yvan Peychès, qui souligne l'importance de construire ces ponts."

 

Silke Biermann - Prix Cécile DeWitt-Morette École de Physique des Houches/Fondation CFM pour le recherche

Professeure à l’École polytechnique et physicienne théoricienne au CPHT, vice-présidente du département de physique de l’École polytechnique, Silke Biermann est spécialiste de la physique de la matière condensée. Elle étudie notamment les matériaux dits « fortement corrélés », dans lesquels les interactions entre électrons donnent naissance à des états quantiques complexes et exotiques. Elle cherche à comprendre et à décrire, à partir des premiers principes, les propriétés remarquables de ces matériaux, en combinant approches analytiques et méthodes numériques. Ses travaux contribuent à mieux comprendre les phénomènes quantiques à l’oeuvre dans les matériaux complexes et à ouvrir de nouvelles perspectives pour leur utilisation.

 

Adinda De Witt - Prix Jacques Herbrand

Adinda De Witt, Chercheuse au CNRS, Laboratoire Leprince-Ringuet (LLR) reçoit le Prix Jacques Herbrand de la fondation Mireille Cahn-Bunel de l’Académie des sciences pour ses travaux sur le boson de Higgs auprès de l’expérience CMS. Ses travaux contribuent à approfondir notre compréhension de la structure fondamentale de la matière et des lois qui régissent l’Univers.

 

Jacqueline Bloch, professeure chargée de cours à l’École polytechnique, reçoit la médaille d’or du CNRS

 

Cette distinction récompense une carrière consacrée à l’étude de phénomènes quantiques et au développement de nouvelles approches expérimentales en physique. Directrice de recherche CNRS au Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N), unité mixte CNRS-Université Paris-Saclay, Jacqueline Bloch est également membre de l’Académie des sciences.

Professeure chargée de cours à l’École polytechnique depuis 2015, la physicienne Jacqueline Bloch a reçu la médaille d’or du CNRS 2026 pour ses travaux sur les polaritons et leurs applications en physique quantique.

La médaille d’or du CNRS distingue chaque année une personnalité scientifique dont les travaux ont contribué de manière exceptionnelle au rayonnement de la recherche française. Jacqueline Bloch est récompensée pour ses recherches pionnières sur les polaritons, des particules hybrides résultant du couplage entre lumière et matière.

Ses travaux portent notamment sur l’étude de ces états quantiques au sein de microcavités et sur les phénomènes collectifs qu’ils permettent d’observer. Ils ont contribué à mieux comprendre des phénomènes tels que la superfluidité ou les condensats de Bose-Einstein et ouvrent des perspectives dans des domaines comme la photonique et le traitement tout optique de l’information.

Professeure chargée de cours à l’École polytechnique


Jacqueline Bloch est professeure chargée de cours à l’École polytechnique depuis 2015, où elle contribue à la formation des élèves parallèlement à ses activités de recherche au CNRS. Elle est également directrice de recherche CNRS au C2N, dont elle dirige l’équipe « Nanophotonique et systèmes quantiques », et membre de l’Académie des sciences depuis 2019.

Entrée au CNRS en 1994 après un doctorat en physique, Jacqueline Bloch a effectué une expérience de recherche aux Bell Laboratories aux États-Unis avant de poursuivre ses travaux en France. Son parcours a notamment été distingué par la médaille d’argent du CNRS en 2017 et le prix Ampère de l’Académie des sciences en 2019.

La médaille d’or du CNRS 2026 vient ainsi distinguer un parcours consacré à la recherche en physique quantique et à la transmission des connaissances, notamment à travers son activité d’enseignement à l’École polytechnique. La distinction lui sera remise le 17 décembre 2026 à la Maison de la Chimie, à Paris.

 

Marc-Olivier Renou, Professeur Junior Inria/X, obtient une bourse ERC Starting Grant

 

Marc-Olivier Renou, physicien théoricien spécialiste des sciences de l'information quantique, est titulaire d'une chaire de professeur junior au Centre Inria de l'Institut Polytechnique de Paris. Il dirige l'équipe-projet Inria PhIQuS, qu'il a cofondée avec Titouan Carette et Filippo Vicentini, et est affilié au Centre de Physique Théorique (CPHT) ainsi qu'au Laboratoire d'informatique de l'École polytechnique (LIX). L'équipe PhIQuS, composée d'environ vingt membres, travaille à l'interface entre physique, théorie de l’information et simulation quantique. Ses recherches portent notamment sur les corrélations quantiques, les réseaux quantiques, le calcul quantique distribué et le traitement de l'information quantique indépendant des dispositifs.
 
Le projet

Avec son projet QINF (Fundamental Laws Ruling Quantum Information: Bits, Qubits and Fermionic Bits in Networks), Marc-Olivier Renou explore une nouvelle frontière de l'information quantique : celle des bits fermioniques, ou "febits".

Les développements actuels de l'informatique quantique reposent principalement sur les qubits, des unités d'information encodées dans des systèmes quantiques tels que les photons ou les ions. QINF cherche à étudier une autre manière de porter l'information quantique en utilisant les propriétés fondamentales des fermions, une famille de particules comprenant notamment les électrons.

Les fermions se distinguent des bosons, comme les photons, par les lois statistiques qui régissent leur comportement collectif. Deux fermions identiques ne peuvent notamment pas occuper simultanément le même état quantique, selon le principe d'exclusion de Pauli. Cette propriété est décrite mathématiquement par des règles dites d'anticommutation.

En encodant l'information dans la présence ou l'absence d'un fermion, le projet QINF vise à déterminer si ces "febits" permettent, dans des réseaux quantiques, de transmettre ou de traiter l'information d'une manière impossible à reproduire avec des qubits traditionnels. De premiers résultats théoriques indiquent déjà que, dans certains réseaux, les fermions peuvent accomplir des tâches impossibles à reproduire avec des bosons [1].

Cette démarche s'inspire notamment du théorème de Bell : de même que certaines expériences quantiques ne peuvent être expliquées par une théorie classique fondée sur des bits, QINF cherche à montrer que certains comportements fermioniques ne peuvent être reproduits par la théorie standard de l'information quantique fondée sur le qubit.

Le projet étudiera également plus largement les apports de la physique quantique aux réseaux de communication et au calcul distribué, notamment pour le routage de l'information, l'attribution de canaux de communication et la répartition des ressources.

 

[1] M. Moradi et al., « Fermions are fundamentally more nonlocal than Bosons », arXiv:2606.12363 (2026).
 

L'équipe de l’X remporte le 18e International Physicists Tournament !

L’équipe de l’École polytechnique composée de Jade Godard, Hadrien Frappier, Mathieu Hazebrouck, Tristan Tirdea, Antoine Valentin et Joris Van der Lee (X24), encadrée par Guilhem Gallot (Département de Physique, LOB), a brillamment remporté le 18e International Physicists' Tournament (IPT), qui s’est tenu du 25 au 30 mai 2026 dans l'État de l'Oklahoma, aux États-Unis.

Au terme d'une compétition particulièrement relevée, les élèves de l'X se sont imposés devant l'équipe Team IPT (Russie) et l'équipe de Suisse. Cette nouvelle victoire vient enrichir un palmarès déjà remarquable de l'École dans ce tournoi international de référence.

L'IPT constitue toutefois un défi sans cesse renouvelé. Chaque édition propose un ensemble inédit de problèmes ouverts de physique, que les équipes doivent analyser, modéliser et défendre devant un jury international.

Cette performance témoigne une nouvelle fois du talent et de l'engagement des élèves de l'X, ainsi que de la vitalité de la formation par la recherche et par les projets au sein du Département de Physique.

La retransmission de la grande finale est disponible ici :

Broadcast de la finale de l’IPT 2026

Présentation du département

L'ensemble des enseignements (cours magistraux, séances d'exercices et de travaux pratiques) sont pris en charge par des scientifiques confirmés, possédant une réputation internationale bien établie dans leur domaine. Les étudiants ont ainsi la possibilité d'être en contact, en petits groupes, avec les meilleurs experts du sujet enseigné. Cette pratique diffère de l'organisation universitaire classique, qui confie cette tâche à des enseignants plus jeunes (en France) ou à des étudiants de doctorat (aux USA par exemple).

Accès et contacts

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Adresse postale :
Département Enseignement-Recherche de Physique
École polytechnique
91128 Palaiseau
Bâtiment 5

Le Secrétariat est situé au 2ème étage 
Pièce 05.30.78 « Département de Physique »

Contacts principaux au département :
Président du Département :
SANCHEZ-PALENCIA Laurent
laurent.sanchez-palencia@polytechnique.edu


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Sylvie Pottier (Mme) 
Jessy Verin (Mme) 01 69 33 40 20
Jean Souphanplixa (M.) 01 69 33 40 21